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Reportages en cours

1.LA BÉRARDE FOR EVER

Ma Bérarde

Chacun son centre du monde, ou de l’univers, pourvu qu’on en ait un.

Pour Dali, c’est la gare de Perpignan, pour moi, c’est la Bérarde.

Un lieu vivant ou imaginaire, réel ou inventé, un endroit où dès qu’on pose les pieds, résonne en nous l’accord parfait, la sublime sensation de se sentir en vie, en se disant que c’est tant mieux.

Je ne sais si par atavisme avec un grand-père qui menait quotidiennement son car là-haut, par une certaine nostalgie de l’enfance où on m’emmenait pique-niquer et crapahuter sur les sentiers, contrainte et forcée à l’époque.

Je ne sais d’où vient ce sentiment, mais je sais qu’il fut réactivé par ma rencontre avec Chloé et Jean-Baptiste, au hasard d’une soirée à Prapoutel.

1er novembre 2024 : je reprends donc la route vers les sommets, au sens propre comme au figuré, un boitier à la main, et le sourire, malicieux.

Photographier, c’est faire acte du refus d’oublier, acte de mémoire comme de lucidité, de catastrophe en catastrophe, nucléaire ou naturelle, j’ignorais ce que j’allais trouver.

Rien à voir avec les vautours, seulement la farouche volonté de ne pas laisser ses endroits au passé….

A mon grand étonnement, malgré ce qui s’est passé, je fus saisie d’émerveillement.

La Bérarde a été épargné du capitalisme montagnard et touristique, aucune colonisation des sommets par les engins mécaniques et autres téléphériques, ni poteau électrique.

Et si ce coin du monde venait de s’exprimer ? Coute que coute, rester libre et sauvage, à portée de tous ceux et celles qui s’en donneront la peine. Je ne peux désormais plus parcourir les cols et crêtes qui me font rêver, mais les regarder, vivants majestueux et naturels, savoir que cet endroit existe, me suffit.

J’ignore s’il faut réparer ou pas la Bérarde, mais en sauvegarder l’accès me semble indispensable.

3. MLLE TROMBONE À LEGOLAND / MAI 2025

2. MES RECETTES DE CUISINE

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